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L' Abbaye

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Histoire et présentation

En 1924, la vie bénédictine en Suisse Romande était éteinte depuis des siècles, bien qu’elle était très active au Moyen Age : Payerne (clunisien, les moines furent chassés en 1536), Romainmôtier, Lutry, Saint-Ursanne,… et notamment Saint-Michel de Port-Valais, un prieuré à la tête du Lac Léman (le seul port du Valais) qui appartenait pendant plusieurs siècles et jusqu’en 1570 à l’Abbaye S. Michel de Cluse en Piémont. Les prieurs de Port-Valais possédaient l’administration temporelle et spirituelle de l’actuelle commune de Port-Valais.

Des siècles ont passé, des coutumes ont changé, mais St. Benoît de Nursie (480 – 547) et sa Règle qui n’est qu’un condensé de l’Evangile, restent les mêmes… Les siècles clunisiens avaient hérité du travail de St. Benoît d’Aniane (début 9e siècle) qui, sous l’ordre des empereurs carolingiens, avait réformé les Monastères de l’Occident en les plaçant sous la règle de St. Benoît et en les unifiant. Pour le bien de l’Eglise et pour l’intérêt de l’Empire, il en faisait des « Monastères de Culture » (centres et écoles de science, des beaux-arts, de musique, de littérature) avec des liturgies somptueuses ouvertes à tous et célébrées spécialement pour leurs bienfaiteurs, pour tous les fidèles vivants et défunts ; afin de pouvoir accomplir ces taches, il privilégiait les grands Monastères avec de nombreux moines.

L’Abbaye bénédictine « Saint-Benoît de Port-Valais » en ce lieu historique du Bouveret est une nouvelle fondation. Deux moines bénédictins de Maredsous en Belgique s’établissent le 26 avril 1924 (Samedi « in albis ») comme gardiens de l’ermitage et lieu de pèlerinage de Longeborgne (paroisse de Bramois près de Sion) : P. Hildebrand Zimmermann de Sion et P. Bonaventure Sodar de Dinant (Belgique). L’évêque de Sion, Mgr. Victor Bieler, les accueille avec joie en ce lieu de pèlerinage le plus fréquenté du Valais dont le sanctuaire est dédié à Notre-Dame de Compassion. C’est une grotte de cavernes, âgée d’au moins 500 ans, dans les falaises escarpées de la vallée étroite de la Borgne. Le Patronat de la fondation ecclésiastique de Longeborgne sera conféré à la jeune communauté en mai 1932 par la Bourgeoisie de Sion.

La fondation Suisse romande des deux moines bénédictins est soutenue par le P. Abbé de Maredsous, Célestin Golenvaux (le document parle de « mission »). Le but de la fondation est de réimplanter la vie bénédictine en Suisse Romande après des siècles d’absence et en même temps pour ainsi dire retrouver les racines de la vie bénédictine avec son fondateur St. Benoît de Nursie : une petite Communauté pour ainsi dire familiale, sans autre ambition et tâche que d’  « apprendre à servir le Seigneur » et d’ « échanger entre eux d’honnêtes marques de charité fraternelle » dans la prière et l’humble travail, et « ne rien préférer au Christ qui daigne nous conduire tous ensemble à la vie éternelle. » (Règle de Saint Benoît) C’est dans cet esprit que chacun s’est engagé spécialement à la suite de St. Benoît pour retrouver et développer les grâces reçues lors de son baptême. Tous sont entrés par appel de Dieu, suivant souvent un conseil, une visite, une rencontre avec la communauté.

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Les locaux de Longeborgne s’avèrent rapidement comme trop restreints pour permettre le développement de la communauté grandissante. Celle-ci s’établit le 18 décembre 1928 dans le château de Corbières près de Gruyères (Canton de Fribourg). En 1931, elle est érigée en prieuré simple (avec P. Hildebrand comme Prieur) et 1935 en prieuré conventuel. En ce temps, le Monastère compte déjà environ dix moines. En 1948, il est placé sous la juridiction immédiate de l’Abbé Primat. Le P. Abbé de Maredsous écrit une fois en début d’année au Prieur P. Hildebrand : « La Sainte Nuit n’aura pas eu chez vous la splendeur des offices de Maredsous que vous connaissez, mais le cadre plus modeste de Corbières aura sans doute charmé davantage le divin Enfant. »

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Les premières cinquante années de notre fondation étaient marquées par les articles d’exception de la constitution fédérale Suisse qui interdisaient la fondation de nouvelles communautés monastiques. Le nom officiel du Monastère reste « Foyer Saint-Benoît » jusqu’à l’abolition des articles d’exception en 1973. La discrétion étant liée à cette « clandestinité » est demeurée une marque du Monastère jusqu’à aujourd’hui.

Le château de Corbières devient à son tour trop petit et la communauté déménage le 18 juin 1956 au Bouveret où en même temps elle est érigée en Abbaye avec le P. Bonaventure Sodar comme premier P. Abbé. Le Curé de Port-Valais Séraphin Pannatier, un ami de la communauté dès les premières années de la fondation, lui fait don d’un terrain sur une petite crête entre la pointe du Grammont et le Lac Léman ; en tant que successeur des prieurs de Port-Valais dans le ministère de Curé il est tout heureux de pouvoir installer de nouveau des fils de St. Benoît sur cette terre bénédictine. Là est construit le bâtiment actuel de notre Monastère avec la chapelle au centre de la maison comme provisoire mais qui perdure jusqu’à aujourd’hui. L’Abbaye reçoit un écusson avec la Croix de St. Benoît et l’Ancre de Port-Valais et comme devise « In portum voluntatis Tuae », (arrivés) « Au port de Ta Volonté » (ancienne version du Ps.106).

A côté de St. Benoît comme patron principal du Monastère, l’Archange St. Michel est nommé patron secondaire en signe de lien avec l’ancien prieuré de Port-Valais, et la Sainte Vierge Marie dans son mystère de l’Assomption au Ciel comme titulaire de la chapelle du Monastère puisque l’autel – une ancienne meule tirée du Lac Léman – est consacré un 15 août, à la suite du Concile Vatican II.

Après le décès du premier P. Abbé Dom Bonaventure Sodar en 1967, la Communauté élit le jurassien P. Raymond Chappuis comme son successeur. Actuellement, la Communauté est placée sous son troisième Abbé, le fribourgeois P. André Kolly, élu le 12 janvier 1993.

 

Il a rendu la beauté et dignité actuelle à la Chapelle par des artistes amis, à la liturgie par des chants à quatre voix et avec un orgue, et au parc par une grande variété d’essences d’arbres et de fleurs, et des statues. La Communauté compte actuellement douze profès

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Les Moines de Saint-Benoît de Port-Valais portent dans leurs prières personnelles et liturgiques, spécialement durant le Saint Sacrifice de la Messe, les intentions du monde et de l’Eglise, ainsi que celles qui leur ont été spécialement confiées. Ils vous remercient d'avoir passé ces quelques instants avec eux et espèrent que vous aurez pu apprendre à connaître un peu qu'elle est leur histoire et leur vie.

 

Comme toute famille humaine, ils travaillent et s’appliquent à vivre entre eux des rapports vrais selon la devise du P. Abbé : « Humilitas et Caritas in Veritate », humilité et charité dans la vérité. Ils le font avec la grâce du Christ Sauveur et de la Sainte Vierge Marie, leur Mère du Ciel, essayant d'être dociles au souffle de l'Esprit-Saint et de marcher sous la conduite de l'Evangile, en communion avec l'Eglise. Ils vous assurent de leur prière et vous demandent de ne pas les oublier dans la vôtre.

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