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St-Benoît

La vie de Saint-Benoît par le Pape Saint Grégoire le Grand (540 – 604), c’est la seule source de la vie de saint Benoît dont on dispose. On trouvera ci-après la traduction qui a été effectuée en l'honneur du 75ème anniversaire de la fondation bénédictine de Suisse Romande (l’Abbaye Saint Benoît de Port-Valais), achevée par un moine de l’Abbaye en la fête de sainte Scholastique, le 10 février 1999.

« Ecoute, mon fils, les préceptes de ton Maître, prête-moi l'oreille de ton cœur : accueille de plein gré les instructions d'un tendre Père, afin de les accomplir efficacement et de revenir par le labeur de l'obéissance à Celui dont t'éloignait la lâcheté de la désobéissance. »

Saint Benoît fit éclater une coupe empoisonnée par le signe de la Croix. Il invitait ses disciples à avoir une confiance semblable à la sienne dans ce signe.

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La vie

Il y eut un homme de sainte vie, Benoît, béni par la grâce et par le nom. Dès le temps de sa jeunesse, il portait en lui un cœur digne de celui d’un vieillard : dépassant son âge par ses mœurs, il ne livra son âme à aucune jouissance, mais alors qu’il vivait encore sur cette terre et qu’il avait la possibilité d’en user librement pour un temps, il méprisa d’emblée le monde avec sa fleur comme un sol aride.

 

Issu d’une très bonne famille libre de la province de Nursie, on l’envoya à Rome pour s’y livrer à l’étude libérale des lettres. Mais il s’aperçut que c’était l’occasion pour beaucoup de tomber dans l’abîme des vices : aussi – pour ainsi dire – à peine avait-il mis les pieds dans le monde qu’il les retira, de peur que, pour avoir pris quelque contact avec ladite science, il ne soit en contrepartie précipité tout entier dans l’abîme. Méprisant donc l’étude des lettres, il se mit en quête d’un genre de vie sainte. Aussi se retira-t-il, savamment ignorant et sagement inculte.

 
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La Règle de Saint Benoît

Cette traduction de la Règle de Saint Benoît est l'œuvre personnelle de Dom Bonaventure Sodar; il l'a faite paraître le 21 mars 1947. Dom Bonaventure Sodar fut, avec Dom Hildebrand Zimmermann, fondateur du premier monastère bénédictin en Suisse Romande depuis la réforme. Deux éditions ont succédé à celle-ci.

 

La dernière a paru en format de poche en 1980 dans le cadre du XVe centenaire de la naissance de Saint Benoît, patron de l'Europe. On peut se la procurer à l'Abbaye, cf. Magasin. Nous présentons ici quelques extraits.

 
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Médailles

Saint Benoît est Patriarche des moines d'Occident, Patron de l'Europe proclamé par Paul VI, et aussi Patron de la bonne mort avec saint Joseph.

La vie et la règle de saint Benoît de Nursie nous apprend qu'il trouvait dans l'invocation du Christ la force victorieuse à l'aide de laquelle il menait toutes ses luttes. Durant toute sa vie, saint Benoît eut une grande vénération pour la Sainte Croix, non seulement dans le but de vaincre ses propres tentations, parfois très violentes, mais encore pour anéantir de façon merveilleuse les mauvaises intentions et les artifices du démon, dont il est fait mention dans le deuxième livre des Dialogues de saint Grégoire le Grand. Saint Benoît fit éclater une coupe empoisonnée par le signe de la Croix. Il invitait ses disciples à avoir une confiance semblable à la sienne dans ce signe.